Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de mes sentiments. Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites-le-moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formulé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer le silence à jamais.
Des yeux qui font baisser les miens Un rire qui se perd sur sa bouche Voilà le portrait sans retouche De l'homme auquel j'appartiens
Quand il me prend dans ses bras, Il me parle tout bas Je vois la vie en rose, Il me dit des mots d'amour Des mots de tous les jours, Et ça m'fait quelque chose
Des nuits d'amour à plus finir Un grand bonheur qui prend sa place Des ennuis, des chagrins s'effacent Heureux, heureux à en mourir